300.000 nouveaux comptes bancaires pourraient être ouverts en ligne en 2010, Boursorama espère bénéficier de 20% de ces nouveaux clients.
300.000 nouveaux comptes bancaires pourraient être souscrits en ligne en 2010, Boursorama espère en ouvrir plus de 20%. En 2009, alors que les banquiers en ligne ont bénéficié de plus de 150.000 ouvertures de comptes bancaires, Boursorama en a ouvert en France près de 35.000.
61% des clients de Boursorama n'ont payé aucun frais bancaires y compris pour leur carte bancaire. Le propre des banquiers en ligne est en effet de facturer au minimum. " Nous garderons les cartes bleues gratuites, tant que nous continuerons à gagner de l'argent sur ces cartes bleues grâce aux reversements qui nous sont faits", explique Hugues Le Bret, le PDG de Boursorama.
"Dans 10 ans, la banque en ligne représentera 10 à 15% du nombre des comptes bancaires, car les clients souhaitent acheter la meilleure prestation au meilleur prix ", conclut Hugues Le Bret, le PDG du banquier en ligne.
Les raisons de l'insatisfaction face aux banquiers classiques
Les raisons pour lesquelles les clients ouvrent des comptes en ligne sont les suivantes : 69% estiment les frais de leur banque trop élevés, 61% manquent de conseils, 27% trouvent les horaires d'ouverture des banques classiques trop limités, 15% estiment que leur agence bancaire est loin, 9% voudraient souscrire à des produits financiers financiers en ligne (Selon une étude Crédoc-Monabanq janvier 2010).
samedi 20 février 2010
lundi 1 février 2010
Il est indispensable que les banques centrales laissent leur taux d'intérêt très bas
Le "chief economist" du Fonds monétaire international analyse la situation économique de la zone euro, les problématiques de changes et les moyens dont disposent les banques centrales.
Les difficultés de la Grèce, et du Portugal, sur leurs finances publiques sont-elles l'arbre qui cache la forêt ? Y a-t-il un réel risque d'éclatement de la zone euro ?
AFPNon, je ne pense pas, ce qui n'empêche pas qu'il y ait un problème budgétaire en Europe. La Grèce est le premier pays à subir la sanction des marchés. Le fait qu'ils soient inquiets incite le pays à prendre des mesures, ce qui est une bonne chose.
La zone euro ne pâtit-elle pas du fait que les économies sont au fond très différentes d'un pays à l'autre ? La zone euro est-elle condamnée à terme ?
Les avantages et les inconvénients d'une zone monétaire unique étaient connus dès le départ. Une monnaie commune apporte plus de discipline, augmente la concurrence et élimine les problèmes liés aux taux de change. Ces effets bénéfiques se sont vérifiés. L'Europe s'est certainement mieux sortie de la crise avec l'euro qu'avec des politiques de changes nationales. Néanmoins, une union a un coût lors de chocs asymétriques. L'ajustement habituel par les taux de change pour regagner de la compétitivité ne peut être réalisé. Au cours des 5 à 6 premières années, tout s'est bien passé. Maintenant, avec la crise, le Portugal, l'Espagne et la Grèce éprouvent de sérieuses difficultés. Celles-ci impliquent des ajustements très pénibles. Surtout lorsque l'environnement inflationniste est très bas. Le rétablissement de leur compétitivité peut nécessiter de lourds sacrifices, comme une baisse des salaires.
Le Portugal et la Grèce peuvent-ils se le permettre ?
Ils n'ont guère le choix. Ce sera long et douloureux. Les problèmes du Portugal ont d'ailleurs commencé bien avant la crise. Cette dernière rend seulement l'ajustement encore plus ardu.
Certains pays riches, mais aussi certains pays asiatiques, se plaignent de la sous-évaluation du yuan. N'y a t-il pas un risque de montée de protectionnisme vis-à-vis de la Chine ?
Le débat sur la réévaluation du yuan est souvent présenté de manière contre-productive. La Chine a un taux d'épargne anormal, traduisant des dysfonctionnements importants. Du côté des ménages, il témoigne d'une grande incertitude sur l'avenir par rapport à la santé, l'éducation, la retraite. Du côté des entreprises, il traduit une mauvaise gouvernance et un problème de distribution de leurs profits. La Chine doit donc augmenter sa consommation. D'ailleurs, elle prend des mesures qui vont dans cette direction.
C'est dans ce contexte qu'il faut réfléchir à la valeur du yuan. Si la consommation augmente sans que la demande extérieure diminue, le pays sera confronté à un choc inflationniste. La Chine ne peut tout simplement pas croître à 15% par an ! Elle a donc besoin de ralentir la demande externe, et donc de laisser sa devise s'apprécier. Cela doit donc faire partie de sa stratégie.
Le déséquilibre chinois n'est pas seul en cause. Le déséquilibre des échanges commerciaux des Etats-Unis est-il en voie de se résorber ?
L'un des grands changements de la crise est que le taux de consommation des ménages américains a diminué. Ceci est une bonne nouvelle à long terme car le taux d'épargne était trop bas, mais pose des problèmes de demande à court terme. La diminution de la consommation est, pour le moment, partiellement compensée par les déficits budgétaires. Mais il va falloir que quelque chose d'autre prenne le relais. La meilleure solution, au moins sur le papier, serait une augmentation des exportations et donc une diminution du déficit commercial américain.
Le levier le plus efficace est le taux de change du yuan...
C'est certainement un des leviers. La question est celle de sa force. Nous avons testé avec nos modèles une appréciation de 20% des monnaies asiatiques prises dans leur ensemble (yuan, won coréen, etc.) avec une baisse du taux d'épargne chinois. Nous obtiendrions une amélioration de la balance commerciale des Etats-Unis de l'ordre de 1% du PIB, et à peu près la même chose pour la zone euro. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas suffisant pour maintenir une croissance forte dans les pays riches.
Où se trouve le reste de la solution ?
C'est, presque par définition, d'augmenter la demande intérieure privée, c'est-à-dire la consommation et l'investissement. S'agissant de la consommation, ce serait contradictoire, en tout cas pour les Etats-Unis, avec la remontée - nécessaire - du taux d'épargne. Idéalement, il faudrait donc une relance de l'investissement, qui est peut-être possible si les taux d'intérêt restent très bas. Une fois que les entreprises auront éliminé leurs surcapacités, elles profiteront de ce coût peu élevé du capital qui correspond à de l'argent presque à prix zéro.
Les banques centrales doivent donc maintenir les taux d'intérêt au très bas niveau actuel ?
C'est indispensable, et pour aussi longtemps que nécessaire. Tant qu'il n'y a pas de solide reprise de la demande privée, c'est absolument vital - peut-être au-delà de 2010. Si cela crée des bulles ici ou là, il faudra agir par différents moyens, mais l'essentiel est que l'activité reparte. Ce qui n'interdit pas aux banques centrales de commencer à retirer certains aspects de leur politique monétaire qui ne passent pas par les taux.
Quels sont les risques de rechute de l'activité ?
Nous ne croyons pas au "double dip", le risque est plus d'un ralentissement de la croissance.
L'Europe et les Etats-Unis sont-ils menacés de désindustrialisation par la Chine ?
La Chine a pour le moment un taux d'échange qui est en rapport avec son taux d'épargne. Elle est très compétitive et cela a des effets sur les autres zones du monde. Cependant, comme je vous l'ai dit, la stratégie de croissance de la Chine, qui sera plus tournée a l'avenir vers la demande intérieure, viendra très probablement avec une diminution de la balance commerciale chinoise, et donc des échanges plus équilibrés avec le reste du monde.
Un pays a-t-il raison de se fixer des objectifs constitutionnels de retour à l'équilibre budgétaire ?
Le retour à l'équilibre budgétaire est essentiel mais, vu les incertitudes sur la relance de la demande privée, se fixer une calendrier précis et inflexible serait une erreur.
Les difficultés de la Grèce, et du Portugal, sur leurs finances publiques sont-elles l'arbre qui cache la forêt ? Y a-t-il un réel risque d'éclatement de la zone euro ?
AFPNon, je ne pense pas, ce qui n'empêche pas qu'il y ait un problème budgétaire en Europe. La Grèce est le premier pays à subir la sanction des marchés. Le fait qu'ils soient inquiets incite le pays à prendre des mesures, ce qui est une bonne chose.
La zone euro ne pâtit-elle pas du fait que les économies sont au fond très différentes d'un pays à l'autre ? La zone euro est-elle condamnée à terme ?
Les avantages et les inconvénients d'une zone monétaire unique étaient connus dès le départ. Une monnaie commune apporte plus de discipline, augmente la concurrence et élimine les problèmes liés aux taux de change. Ces effets bénéfiques se sont vérifiés. L'Europe s'est certainement mieux sortie de la crise avec l'euro qu'avec des politiques de changes nationales. Néanmoins, une union a un coût lors de chocs asymétriques. L'ajustement habituel par les taux de change pour regagner de la compétitivité ne peut être réalisé. Au cours des 5 à 6 premières années, tout s'est bien passé. Maintenant, avec la crise, le Portugal, l'Espagne et la Grèce éprouvent de sérieuses difficultés. Celles-ci impliquent des ajustements très pénibles. Surtout lorsque l'environnement inflationniste est très bas. Le rétablissement de leur compétitivité peut nécessiter de lourds sacrifices, comme une baisse des salaires.
Le Portugal et la Grèce peuvent-ils se le permettre ?
Ils n'ont guère le choix. Ce sera long et douloureux. Les problèmes du Portugal ont d'ailleurs commencé bien avant la crise. Cette dernière rend seulement l'ajustement encore plus ardu.
Certains pays riches, mais aussi certains pays asiatiques, se plaignent de la sous-évaluation du yuan. N'y a t-il pas un risque de montée de protectionnisme vis-à-vis de la Chine ?
Le débat sur la réévaluation du yuan est souvent présenté de manière contre-productive. La Chine a un taux d'épargne anormal, traduisant des dysfonctionnements importants. Du côté des ménages, il témoigne d'une grande incertitude sur l'avenir par rapport à la santé, l'éducation, la retraite. Du côté des entreprises, il traduit une mauvaise gouvernance et un problème de distribution de leurs profits. La Chine doit donc augmenter sa consommation. D'ailleurs, elle prend des mesures qui vont dans cette direction.
C'est dans ce contexte qu'il faut réfléchir à la valeur du yuan. Si la consommation augmente sans que la demande extérieure diminue, le pays sera confronté à un choc inflationniste. La Chine ne peut tout simplement pas croître à 15% par an ! Elle a donc besoin de ralentir la demande externe, et donc de laisser sa devise s'apprécier. Cela doit donc faire partie de sa stratégie.
Le déséquilibre chinois n'est pas seul en cause. Le déséquilibre des échanges commerciaux des Etats-Unis est-il en voie de se résorber ?
L'un des grands changements de la crise est que le taux de consommation des ménages américains a diminué. Ceci est une bonne nouvelle à long terme car le taux d'épargne était trop bas, mais pose des problèmes de demande à court terme. La diminution de la consommation est, pour le moment, partiellement compensée par les déficits budgétaires. Mais il va falloir que quelque chose d'autre prenne le relais. La meilleure solution, au moins sur le papier, serait une augmentation des exportations et donc une diminution du déficit commercial américain.
Le levier le plus efficace est le taux de change du yuan...
C'est certainement un des leviers. La question est celle de sa force. Nous avons testé avec nos modèles une appréciation de 20% des monnaies asiatiques prises dans leur ensemble (yuan, won coréen, etc.) avec une baisse du taux d'épargne chinois. Nous obtiendrions une amélioration de la balance commerciale des Etats-Unis de l'ordre de 1% du PIB, et à peu près la même chose pour la zone euro. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas suffisant pour maintenir une croissance forte dans les pays riches.
Où se trouve le reste de la solution ?
C'est, presque par définition, d'augmenter la demande intérieure privée, c'est-à-dire la consommation et l'investissement. S'agissant de la consommation, ce serait contradictoire, en tout cas pour les Etats-Unis, avec la remontée - nécessaire - du taux d'épargne. Idéalement, il faudrait donc une relance de l'investissement, qui est peut-être possible si les taux d'intérêt restent très bas. Une fois que les entreprises auront éliminé leurs surcapacités, elles profiteront de ce coût peu élevé du capital qui correspond à de l'argent presque à prix zéro.
Les banques centrales doivent donc maintenir les taux d'intérêt au très bas niveau actuel ?
C'est indispensable, et pour aussi longtemps que nécessaire. Tant qu'il n'y a pas de solide reprise de la demande privée, c'est absolument vital - peut-être au-delà de 2010. Si cela crée des bulles ici ou là, il faudra agir par différents moyens, mais l'essentiel est que l'activité reparte. Ce qui n'interdit pas aux banques centrales de commencer à retirer certains aspects de leur politique monétaire qui ne passent pas par les taux.
Quels sont les risques de rechute de l'activité ?
Nous ne croyons pas au "double dip", le risque est plus d'un ralentissement de la croissance.
L'Europe et les Etats-Unis sont-ils menacés de désindustrialisation par la Chine ?
La Chine a pour le moment un taux d'échange qui est en rapport avec son taux d'épargne. Elle est très compétitive et cela a des effets sur les autres zones du monde. Cependant, comme je vous l'ai dit, la stratégie de croissance de la Chine, qui sera plus tournée a l'avenir vers la demande intérieure, viendra très probablement avec une diminution de la balance commerciale chinoise, et donc des échanges plus équilibrés avec le reste du monde.
Un pays a-t-il raison de se fixer des objectifs constitutionnels de retour à l'équilibre budgétaire ?
Le retour à l'équilibre budgétaire est essentiel mais, vu les incertitudes sur la relance de la demande privée, se fixer une calendrier précis et inflexible serait une erreur.
vendredi 8 janvier 2010
Placements : les stratégies à privilégier en 2010
Nos experts livrent leurs conseils et analyses pour saisir les meilleures opportunités en ce début d'année.
Osons, donnons du sens à nos vies, privilégions la qualité… » Pour en finir avec 2009, année tellement particulière à tout point de vue, « Les Echos » ont réuni à la fin du mois de décembre, avec le partenariat de HSBC Private Bank, un parterre d'acteurs de premier plan dans tous les compartiments du patrimoine. Il y avait là Sébastien Bazin, président de Colony Capital en Europe, pour faire partager ses analyses sur l'immobilier commercial ; Patrice Bonduelle, notaire parisien chez Michelez & Associés, pour donner sa vision dans l'immobilier d'habitation ; Patrick Perrin, organisateur du pavillon des Arts, chaque année en mars aux Tuileries, à Paris ; Richard Froissac, avocat fiscaliste associé au cabinet CMS Bureau Francis Lefebvre ; Olivier Gregoir, directeur général de HSBC Assurence-Vie, et Blandine Herbault-Mulliez, présidente de la fondation Entreprendre, pour évoquer la philanthropie.
« Oser une aventure »
Au moment d'évoquer 2010, tous ont employé des mots très personnels qui relevaient plus de la philosophie de vie que de l'allocation d'actifs. Pour Sébastien Bazin, il s'agira, cette année, « d'oser une aventure » ; pour Blandine Herbault Mulliez, de « donner aux jeunes les moyens d'entreprendre leur vie » ; pour Patrick Perrin, « de ne rien faire sans plaisir, art de vivre et qualité » ; pour Patrice Bonduelle, « d'agir avec une grande hauteur de vue dans tout ce que l'on met en oeuvre ».
Relever la tête
Certes, il a aussi été question de thèmes d'investissement. Dans leur tiercé gagnant, les intervenants se sont accordés sur un retour en grâce des actions, suivies de l'assurance-vie, qui restera un vecteur à privilégier. Enfin, certains secteurs ciblés de l'immobilier seront propices à des investissements financés par un faible endettement. En tous les cas, tous les participants ont voulu souligner les bonnes raisons de relever la tête. Voilà qui change de la posture du dos rond à laquelle nous avaient habitués les années précédentes.
Cette table ronde était coanimée par Daniel Roy, président du directoire de HSBC Private Bank France et par Xavier Richard, directeur de l'ingénierie patrimoniale.
Osons, donnons du sens à nos vies, privilégions la qualité… » Pour en finir avec 2009, année tellement particulière à tout point de vue, « Les Echos » ont réuni à la fin du mois de décembre, avec le partenariat de HSBC Private Bank, un parterre d'acteurs de premier plan dans tous les compartiments du patrimoine. Il y avait là Sébastien Bazin, président de Colony Capital en Europe, pour faire partager ses analyses sur l'immobilier commercial ; Patrice Bonduelle, notaire parisien chez Michelez & Associés, pour donner sa vision dans l'immobilier d'habitation ; Patrick Perrin, organisateur du pavillon des Arts, chaque année en mars aux Tuileries, à Paris ; Richard Froissac, avocat fiscaliste associé au cabinet CMS Bureau Francis Lefebvre ; Olivier Gregoir, directeur général de HSBC Assurence-Vie, et Blandine Herbault-Mulliez, présidente de la fondation Entreprendre, pour évoquer la philanthropie.
« Oser une aventure »
Au moment d'évoquer 2010, tous ont employé des mots très personnels qui relevaient plus de la philosophie de vie que de l'allocation d'actifs. Pour Sébastien Bazin, il s'agira, cette année, « d'oser une aventure » ; pour Blandine Herbault Mulliez, de « donner aux jeunes les moyens d'entreprendre leur vie » ; pour Patrick Perrin, « de ne rien faire sans plaisir, art de vivre et qualité » ; pour Patrice Bonduelle, « d'agir avec une grande hauteur de vue dans tout ce que l'on met en oeuvre ».
Relever la tête
Certes, il a aussi été question de thèmes d'investissement. Dans leur tiercé gagnant, les intervenants se sont accordés sur un retour en grâce des actions, suivies de l'assurance-vie, qui restera un vecteur à privilégier. Enfin, certains secteurs ciblés de l'immobilier seront propices à des investissements financés par un faible endettement. En tous les cas, tous les participants ont voulu souligner les bonnes raisons de relever la tête. Voilà qui change de la posture du dos rond à laquelle nous avaient habitués les années précédentes.
Cette table ronde était coanimée par Daniel Roy, président du directoire de HSBC Private Bank France et par Xavier Richard, directeur de l'ingénierie patrimoniale.
vendredi 11 décembre 2009
Société Générale monte à 100% dans Crédit du Nord
Société Générale et Dexia annoncent avoir finalisé la transaction par laquelle la banque française rachètera au groupe franco-belge les 20% qu'il ne détient pas encore dans le Crédit du Nord.
Le rachat des activités bancaires du Crédit du Nord coûteront à la Société générale 645 millions d'euros en numéraire, auxquels s'ajouteront 31 millions pour la filiale de gestion d'actifs Etoile Gestion du Crédit du Nord, précisent les deux groupes dans un communiqué.
"Pour Société générale, cette opération contribuera à renforcer son positionnement dans la banque de détail en France, un marché rentable qui a démontré sa résistance", précise la banque française, qui confirme que la transaction sera financée par une partie du produit de la récente augmentation de capital de 4,8 milliards d'euros.
Dexia devrait de son côté réaliser une plus-value de 155 millions d'euros, rationalisant et simplifiant ainsi son portefeuille l'actifs.
Le groupe franco-belge a acquis de son côté la participation de 20% du Crédit du Nord dans Dexia Crédit Local de France Banque pour un montant en numéraire de 13 millions d'euros, ce qui portera sa participation à 100%.
Le rachat des activités bancaires du Crédit du Nord coûteront à la Société générale 645 millions d'euros en numéraire, auxquels s'ajouteront 31 millions pour la filiale de gestion d'actifs Etoile Gestion du Crédit du Nord, précisent les deux groupes dans un communiqué.
"Pour Société générale, cette opération contribuera à renforcer son positionnement dans la banque de détail en France, un marché rentable qui a démontré sa résistance", précise la banque française, qui confirme que la transaction sera financée par une partie du produit de la récente augmentation de capital de 4,8 milliards d'euros.
Dexia devrait de son côté réaliser une plus-value de 155 millions d'euros, rationalisant et simplifiant ainsi son portefeuille l'actifs.
Le groupe franco-belge a acquis de son côté la participation de 20% du Crédit du Nord dans Dexia Crédit Local de France Banque pour un montant en numéraire de 13 millions d'euros, ce qui portera sa participation à 100%.
dimanche 8 novembre 2009
Où placer votre cash à 5% ?
Alors que la rémunération du Livret A est maintenue à 1,25% net, profitez des promotions pour placer vos liquidités jusqu'à 5%. Mais avant toute décision, lisez attentivement les conditions exactes.
Malgré le maintien du taux du livret A à 1,25%, en cette fin d'année, les établissements bancaires proposent des taux attractifs pour des périodes limitées à quelques semaines ou mois. Voici les meilleures offres.
Le Livret Epargne BforBank : 5% pendant 4 mois
Vous avez jusqu'au 15 décembre 2009 pour profiter d'un taux de 5% annuels bruts pendant 4 mois pour tout première ouverture d'un livret BforBank, dans la limite de 100.000 euros de dépôt.
Au delà de cette somme, et hors offre de lancement, les dépôts sont rémunérés à 2,50% bruts.
Barclays Premier Life : 5% pendant 3 mois
Ce livret vous offre 5% bruts pendant 3 mois, sans plafond de versement à condition d'ouvrir le livret avec un minimum de 15.000 euros et avant le 31 décembre 2009. Après 3 mois, la rémunération est ramenée à 2,30% bruts.
Fortunéo Livret Plus : 5% jusqu'au 15 décembre
Pour toute première ouverture du livret épargne Fortuneo, dans la limite de 20.000 euros, sa rémunération est de 5% bruts jusqu'au 15 décembre 2009 à condition d'ouvrir le livret au plus tard le 30 novembre 2009.
Petit avantage : l'ouverture cumulative d'un Livret Plus et d'un compte Bourse (plan d'épargne en actions ou compte-titres) permet de percevoir une prime de 20 euros.
Hors promotion, la rémunération passe à 2,50% bruts jusqu'à 10 millions d'euros.
BPE : 4% jusqu'au 31 décembre
A la BP,E le compte-chèques propose un taux annuel brut de 4% l'an, applicable jusqu'au 31 décembre 2009, calculé chaque jour sur la fraction du solde créditeur dépassant les 2.000 euros sans aucun plafond de dépôt. Cependant, cette sur-rémunération promotionnelle de 2% à 4% est limitée à la perception d'un maximum de 1.000 euros bruts d'intérêts.
Hors offre, le taux annuel brut est de 2% l'an calculé chaque jour sur la fraction dépassant 2.000 euros.
ING : 3,5% pendant 3 mois
Le Livret d'Epargne Orange garantit 3,5% pendant 3 mois pour toute ouverture avant le 31 décembre 2009 et jusqu'à 90.000 euros de dépôt. Si vous recommandez une personne et que celle-ci ouvre, dans les 45 jours qui suivent votre premier versement, à son tour un Livret vous recevrez 1% de plus.
Hors promotion, le taux de rémunération est de 2% bruts.
Regardez aussi du côté des assureurs
Plusieurs assureurs ont mis en place des offres garantissant un rendement net de 4% à 4,5% sur le fonds en euros. La plupart du temp,s des conditions d'investissement et de durées sont exigées. Par exemple, chez Aviva, pour pouvoir profiter d'un taux de 4,20% net garanti jusqu'au 3 septembre 2010, votre versement doit être d'au moins 12.000 euros et doit être réalisé avant le 22 décembre 2009.
Malgré le maintien du taux du livret A à 1,25%, en cette fin d'année, les établissements bancaires proposent des taux attractifs pour des périodes limitées à quelques semaines ou mois. Voici les meilleures offres.
Le Livret Epargne BforBank : 5% pendant 4 mois
Vous avez jusqu'au 15 décembre 2009 pour profiter d'un taux de 5% annuels bruts pendant 4 mois pour tout première ouverture d'un livret BforBank, dans la limite de 100.000 euros de dépôt.
Au delà de cette somme, et hors offre de lancement, les dépôts sont rémunérés à 2,50% bruts.
Barclays Premier Life : 5% pendant 3 mois
Ce livret vous offre 5% bruts pendant 3 mois, sans plafond de versement à condition d'ouvrir le livret avec un minimum de 15.000 euros et avant le 31 décembre 2009. Après 3 mois, la rémunération est ramenée à 2,30% bruts.
Fortunéo Livret Plus : 5% jusqu'au 15 décembre
Pour toute première ouverture du livret épargne Fortuneo, dans la limite de 20.000 euros, sa rémunération est de 5% bruts jusqu'au 15 décembre 2009 à condition d'ouvrir le livret au plus tard le 30 novembre 2009.
Petit avantage : l'ouverture cumulative d'un Livret Plus et d'un compte Bourse (plan d'épargne en actions ou compte-titres) permet de percevoir une prime de 20 euros.
Hors promotion, la rémunération passe à 2,50% bruts jusqu'à 10 millions d'euros.
BPE : 4% jusqu'au 31 décembre
A la BP,E le compte-chèques propose un taux annuel brut de 4% l'an, applicable jusqu'au 31 décembre 2009, calculé chaque jour sur la fraction du solde créditeur dépassant les 2.000 euros sans aucun plafond de dépôt. Cependant, cette sur-rémunération promotionnelle de 2% à 4% est limitée à la perception d'un maximum de 1.000 euros bruts d'intérêts.
Hors offre, le taux annuel brut est de 2% l'an calculé chaque jour sur la fraction dépassant 2.000 euros.
ING : 3,5% pendant 3 mois
Le Livret d'Epargne Orange garantit 3,5% pendant 3 mois pour toute ouverture avant le 31 décembre 2009 et jusqu'à 90.000 euros de dépôt. Si vous recommandez une personne et que celle-ci ouvre, dans les 45 jours qui suivent votre premier versement, à son tour un Livret vous recevrez 1% de plus.
Hors promotion, le taux de rémunération est de 2% bruts.
Regardez aussi du côté des assureurs
Plusieurs assureurs ont mis en place des offres garantissant un rendement net de 4% à 4,5% sur le fonds en euros. La plupart du temp,s des conditions d'investissement et de durées sont exigées. Par exemple, chez Aviva, pour pouvoir profiter d'un taux de 4,20% net garanti jusqu'au 3 septembre 2010, votre versement doit être d'au moins 12.000 euros et doit être réalisé avant le 22 décembre 2009.
jeudi 24 septembre 2009
Prêts immobiliers : nouvelle forte chute des taux d'intérêt
La baisse des taux d'intérêt des prêts immobiliers s'est accentuée depuis quelques jours, selon empruntis.com, les taux moyens se situant désormais à 4% sur 15 ans et 4,15% sur 20 ans. Les banques se livrent une concurrence effrénée.
En début de semaine, empruntis.com faisait état d'une baisse généralisée et significative des taux d'intérêt des prêts immobiliers. Le mouvement c'est visiblement accentué depuis. "Les taux d'intérêt fixes moyens ont enregistré de fortes baisses dont nous n'avions pas totalement anticipé l'ampleur. Cette situation exceptionnelle et particulièrement favorable aux futurs acheteurs nous obligent à communiquer à nouveau d'autant que nous ne connaissons pas la persistance de ce phénomène", écrit le courtier en crédits en ligne dans un communiqué.
Depuis le début de la semaine, les taux affichent des niveaux inférieurs de 0,15% en moyenne plaçant ainsi toutes les durées sous la barre des 5%. "Les taux moyens se situent désormais à 4% sur 15 ans, 4,15% sur 20 ans, 4,30% sur 25 ans et 4,85% sur 30 ans, des taux jamais atteints depuis avril 2007, précise Maël Bernier, porte-parole d'empruntis.com. Ces fortes baisses sont liées directement à la concurrence acharnée que se livrent les banques entre elles et notamment au réajustement d'un grand réseau pour rester dans la course à la conquête client ".
Posez vos questions sur www.lesechos.fr
Comment vont évoluer les taux des prêts immobiliers ? Les crédits à taux variables sont-ils encore attractifs ? Quid des prêts aidés de type prêt à taux zéro (PTZ), prêt à taux zéro doublé ou écologique, Pass-Foncier, prêt d'accession sociale ? Sont-ils cumulables ? Patrice Haubois, responsable du département offre aux particuliers du Crédit Foncier de France répondra à toutes vos questions vendredi 18 septembre de 11h à 12h.
En début de semaine, empruntis.com faisait état d'une baisse généralisée et significative des taux d'intérêt des prêts immobiliers. Le mouvement c'est visiblement accentué depuis. "Les taux d'intérêt fixes moyens ont enregistré de fortes baisses dont nous n'avions pas totalement anticipé l'ampleur. Cette situation exceptionnelle et particulièrement favorable aux futurs acheteurs nous obligent à communiquer à nouveau d'autant que nous ne connaissons pas la persistance de ce phénomène", écrit le courtier en crédits en ligne dans un communiqué.
Depuis le début de la semaine, les taux affichent des niveaux inférieurs de 0,15% en moyenne plaçant ainsi toutes les durées sous la barre des 5%. "Les taux moyens se situent désormais à 4% sur 15 ans, 4,15% sur 20 ans, 4,30% sur 25 ans et 4,85% sur 30 ans, des taux jamais atteints depuis avril 2007, précise Maël Bernier, porte-parole d'empruntis.com. Ces fortes baisses sont liées directement à la concurrence acharnée que se livrent les banques entre elles et notamment au réajustement d'un grand réseau pour rester dans la course à la conquête client ".
Posez vos questions sur www.lesechos.fr
Comment vont évoluer les taux des prêts immobiliers ? Les crédits à taux variables sont-ils encore attractifs ? Quid des prêts aidés de type prêt à taux zéro (PTZ), prêt à taux zéro doublé ou écologique, Pass-Foncier, prêt d'accession sociale ? Sont-ils cumulables ? Patrice Haubois, responsable du département offre aux particuliers du Crédit Foncier de France répondra à toutes vos questions vendredi 18 septembre de 11h à 12h.
vendredi 4 septembre 2009
Bercy veut surtaxer les revenus versés aux résidents de paradis fiscaux
Le gouvernement veut relever, de 35 % à 50 %, la taxation des dividendes, des intérêts et des redevances versés aux personnes et entreprises domiciliées dans des paradis fiscaux. Les régimes de faveur seront proscrits. Et la police fiscale souhaitée par Eric Woerth pourrait voir le jour.
A trois semaines du G20 de Pittsburgh, Paris multiplie les angles d'attaque contre les paradis fiscaux. Après avoir dévoilé l'existence d'une liste de 3.000 évadés fiscaux, détenant des comptes en Suisse, Eric Woerth, ministre du Budget, s'apprête à annoncer une série de mesures pour accroître la taxation des revenus « passifs » (intérêts, dividendes, redevances, etc.) versés par des entreprises en France à des personnes, physiques ou morales, domiciliées dans des paradis fiscaux. Elles devraient constituer, avec la taxe carbone et la taxe professionnelle, l'un des principaux volets du projet de loi de Finances 2010.
Il ne s'agit ni plus ni moins que de « mesures de rétorsion » à l'attention des pays non coopératifs. Celles-ci avaient d'ailleurs été réclamées début avril par les principaux chefs d'Etat, lors du G20 de Londres : il était notamment convenu de « prélever des taxes » et de « refuser toute déduction » sur les versements effectués « au profit des bénéficiaires dans une juridiction non coopérative ». C'est exactement l'esprit des mesures devant figurer en loi de Finances. Le gouvernement veut relever, à 50 %, les taux de retenue à la source des dividendes, intérêts et redevances, lorsque leurs bénéficiaires sont domiciliés dans un paradis fiscal. Aujourd'hui, ils s'élèvent entre 15 % et 35 %.
Pénalités accrues
Les régimes fiscaux de faveur (abattement sur les revenus de capitaux mobiliers, fusion en régime de faveur, etc.), aujourd'hui largement étendus, seront également interdits dès lors qu'ils impliquent un pays non coopératif. Les versements faits à une personne ou à une entreprise domiciliées dans un paradis fiscal ne seront, ainsi, plus jamais déductibles d'impôt. Aujourd'hui, il suffit de prouver que le versement ne présente pas un caractère « anormal ou exagéré » pour qu'ils soient déductibles. Sont visées les entreprises percevant des dividendes, exonérés d'impôt, de la part de leurs filiales françaises, ou les personnes qui perçoivent des intérêts de la part de débiteurs français. Les banques implantées en France qui refusent d'identifier les transferts d'argent de plus de 10.000 euros vers ces pays non coopératifs feront l'objet de pénalités accrues : elles pourront atteindre jusqu'à 50 % des fonds transférés par leurs clients.
Le ministre, qui défendra ses mesures au Parlement dans un mois, peut compter sur de nombreux députés, de gauche comme de droite, pour le soutenir et compléter ses propositions. Jeudi, la commission des Finances de l'Assemblée présentera ses propres initiatives. La mise en place d'une « police fiscale », placée sous l'autorité d'un juge, sera notamment remise sur la table par Didier Migaud, président PS de la commission (lire ci-dessous) et Gilles Carrez (UMP), le rapporteur. Cela avait déjà été le cas l'année dernière, mais le ministère de l'Intérieur n'y étant guère favorable, le projet avait été repoussé. Il a plus de chances d'aboutir, cette fois, car Bercy est prêt à accepter que les agents du fisc soit localisés place Beauvau et placés sous la tutelle de Brice Hortefeux.
Eric Woerth négocie, en parallèle, de nouvelles conventions fiscales avec Gibraltar, le Liechtenstein et Andorre, et poursuit ses discussions avec Singapour. La liste des pays « non coopératifs » a ainsi toutes les chances d'évoluer ces prochains mois.
A trois semaines du G20 de Pittsburgh, Paris multiplie les angles d'attaque contre les paradis fiscaux. Après avoir dévoilé l'existence d'une liste de 3.000 évadés fiscaux, détenant des comptes en Suisse, Eric Woerth, ministre du Budget, s'apprête à annoncer une série de mesures pour accroître la taxation des revenus « passifs » (intérêts, dividendes, redevances, etc.) versés par des entreprises en France à des personnes, physiques ou morales, domiciliées dans des paradis fiscaux. Elles devraient constituer, avec la taxe carbone et la taxe professionnelle, l'un des principaux volets du projet de loi de Finances 2010.
Il ne s'agit ni plus ni moins que de « mesures de rétorsion » à l'attention des pays non coopératifs. Celles-ci avaient d'ailleurs été réclamées début avril par les principaux chefs d'Etat, lors du G20 de Londres : il était notamment convenu de « prélever des taxes » et de « refuser toute déduction » sur les versements effectués « au profit des bénéficiaires dans une juridiction non coopérative ». C'est exactement l'esprit des mesures devant figurer en loi de Finances. Le gouvernement veut relever, à 50 %, les taux de retenue à la source des dividendes, intérêts et redevances, lorsque leurs bénéficiaires sont domiciliés dans un paradis fiscal. Aujourd'hui, ils s'élèvent entre 15 % et 35 %.
Pénalités accrues
Les régimes fiscaux de faveur (abattement sur les revenus de capitaux mobiliers, fusion en régime de faveur, etc.), aujourd'hui largement étendus, seront également interdits dès lors qu'ils impliquent un pays non coopératif. Les versements faits à une personne ou à une entreprise domiciliées dans un paradis fiscal ne seront, ainsi, plus jamais déductibles d'impôt. Aujourd'hui, il suffit de prouver que le versement ne présente pas un caractère « anormal ou exagéré » pour qu'ils soient déductibles. Sont visées les entreprises percevant des dividendes, exonérés d'impôt, de la part de leurs filiales françaises, ou les personnes qui perçoivent des intérêts de la part de débiteurs français. Les banques implantées en France qui refusent d'identifier les transferts d'argent de plus de 10.000 euros vers ces pays non coopératifs feront l'objet de pénalités accrues : elles pourront atteindre jusqu'à 50 % des fonds transférés par leurs clients.
Le ministre, qui défendra ses mesures au Parlement dans un mois, peut compter sur de nombreux députés, de gauche comme de droite, pour le soutenir et compléter ses propositions. Jeudi, la commission des Finances de l'Assemblée présentera ses propres initiatives. La mise en place d'une « police fiscale », placée sous l'autorité d'un juge, sera notamment remise sur la table par Didier Migaud, président PS de la commission (lire ci-dessous) et Gilles Carrez (UMP), le rapporteur. Cela avait déjà été le cas l'année dernière, mais le ministère de l'Intérieur n'y étant guère favorable, le projet avait été repoussé. Il a plus de chances d'aboutir, cette fois, car Bercy est prêt à accepter que les agents du fisc soit localisés place Beauvau et placés sous la tutelle de Brice Hortefeux.
Eric Woerth négocie, en parallèle, de nouvelles conventions fiscales avec Gibraltar, le Liechtenstein et Andorre, et poursuit ses discussions avec Singapour. La liste des pays « non coopératifs » a ainsi toutes les chances d'évoluer ces prochains mois.
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