L'euro, combien de divisions ? En recul, depuis plusieurs semaines face à la monnaie européenne, le dollar a chuté vendredi à son plus bas niveau depuis un an et demi, franchissant le seuil de 1,30 dollar pour un euro. Qu'elle soit ou non confirmée cette semaine, cette glissade - 11 % depuis le début de l'année - est en tout cas suffisante pour avoir rouvert, ces derniers jours, le débat sur l'euro fort, trop fort. Une bonne partie des responsables politiques français ont donné de la voix, de Laurent Fabius à Dominique de Villepin et de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, pour s'inquiéter du prix payé par l'économie - l'unanimité est plus facile dans le domaine monétaire que sur la compétitivité, où elle serait pourtant nécessaire. Et dénoncer, comme il se doit, l'attitude de la Banque centrale européenne, accusée de se préoccuper de la lutte contre l'inflation, mais nullement de la croissance et de l'emploi.
La montée de l'euro face à la monnaie américaine, au yen et, par voie de conséquence, au yuan chinois n'est évidemment pas sans effet sur le plan économique, bien au contraire. Pour schématiser, elle favorise le consommateur, qui voit sa facture pétrolière diminuer et peut acquérir des biens de consommation importés à bas coûts ; elle pénalise en revanche les entreprises qui affrontent une concurrence plus dure sur notre territoire (celle des constructeurs automobiles japonais, par exemple) ou qui ont plus de mal à exporter (Airbus et les produits de haute technologie). Au total, estiment les économistes, l'effet est légèrement défavorable.
Pour autant, faire de l'euro fort le bouc émissaire des difficultés de la France, dont la croissance est inférieure à celle de la moyenne de la zone euro (2,6 %), est un peu facile. Les échanges commerciaux de l'Hexagone se font à nettement plus de la moitié en euros et ne sont donc pas concernés par les mouvements de change. Malgré eux, l'Allemagne affiche d'ailleurs des excédents extérieurs considérables - 150 milliards d'euros sur un an - que ne suffisent pas à expliquer les délocalisations de production dans les pays de l'est de l'Europe. Comme le rappelait le chef économiste du Crédit Agricole, Jean-Paul Betbèze, dans ces colonnes la semaine dernière, la France enregistre ses déficits les plus importants avec Berlin et Pékin, le premier ne tenant pas à l'euro, le second tenant au yuan.
Mais l'important, c'est aussi de savoir si les critiques exprimées sur le niveau de l'euro sont efficaces et si elles peuvent faire avancer la cause de l'Europe pour qu'elle devienne, dans ce domaine, actrice et non plus seulement spectatrice, tandis que les Etats-Unis et la Chine organisent leur politique de change en fonction de leurs intérêts propres. La réponse est connue : c'est non, en tout cas actuellement. La France est pour l'instant presque la seule à s'en prendre ainsi à la BCE. L'Allemagne notamment, dont le poids politique va s'accroître avec son retour à meilleure fortune économique, ne la suit pas dans cette direction. C'est bien la capacité des membres de la zone euro, qui n'ont pas fait de l'Eurogroupe le centre de pouvoir attendu, à tenir un discours commun, à rapprocher leurs politiques budgétaire, fiscale et structurelle qui est en cause. L'euro, combien de divisions ? Trop encore.
vendredi 21 septembre 2007
jeudi 13 septembre 2007
Belle hausse à la Bourse de Paris
Les investisseurs ont voulu voir la vie en vert aujourd'hui. Après une matinée légèrement dans le rouge, le marché a rebondi en début d'après-midi, et ce malgré le plongeon du titre Alcatel-Lucent. Le CAC termine en hausse de 1,05% au dessus des 5.550 points, à 5.565 points précisément. Même les records de l'euro et du pétrole n'ont pas suffi à entamer la confiance des investisseurs.
La valeur du jour a été Alcatel-Lucent. Le titre chute ce soir de 8,68% à 6,62 euros, après avoir perdu plus de 12% dans la journée. L'équipementier télécoms a lancé un avertissement sur ses résultats. Il prévoit une croissance nulle de son chiffre d'affaires annuel contre une hausse de 5% auparavant.
Dans son sillage, il entraîne l'autre valeur technologique ST Microelectronics, qui perd 2,97% à 12,06 euros. Le titre est également victime d'un abaissement de recommandation de la part de Lehman Brothers.
Ces fortes baisses ne suffisent pas pour autant à tirer vers le bas le marché parisien. L'optimisme a été de rigueur aujourd'hui. Signe de cet allant, le marché s'est accroché à une rumeur évoquant un intérêt de Gazprom pour le fabricant de tubes pour l'industrie pétrolière Vallourec. Et ce malgré le démenti du géant russe. Du coup, Vallourec finit en tête du CAC avec un bond de 4,82% à 191,26 euros.
Très belle progression également pour Lagardère. L'action gagne 4,65% à 60,31 euros. Les investisseurs ont salué les bons résultats semestriels du groupe de défense et de médias publiés hier soir après la clôture.
Arcelor-Mittal termine lui en hausse de 4,6% à 48,20 euros. Le groupe d'acier a lancé un programme de rachat d'actions qui pourrait concerner jusqu'à 1,9% du capital.
Au sein du SRD, Gemalto s'est envolé de 8,64% à 19,85 euros. Le marché a très bien accueilli les résultats semestriels du groupe, qui étaient pourtant en baisse.
Encore une journée de records aujourd'hui sur les changes et le pétrole. L'euro a atteint un nouveau seuil historique à 1,3927 dollar, après avoir franchi hier pour la première fois de son histoire la barre de 1,39 dollar.
Du côté des cours du pétrole, nouveau record pour le baril WTI à l'ouverture du marché new-yorkais. Le baril est monté jusqu'à 80,20 dollars. Actuellement, il s'échange à 79,45 dollars. A Londres, le baril de Brent est à 77,38 dollars.
La valeur du jour a été Alcatel-Lucent. Le titre chute ce soir de 8,68% à 6,62 euros, après avoir perdu plus de 12% dans la journée. L'équipementier télécoms a lancé un avertissement sur ses résultats. Il prévoit une croissance nulle de son chiffre d'affaires annuel contre une hausse de 5% auparavant.
Dans son sillage, il entraîne l'autre valeur technologique ST Microelectronics, qui perd 2,97% à 12,06 euros. Le titre est également victime d'un abaissement de recommandation de la part de Lehman Brothers.
Ces fortes baisses ne suffisent pas pour autant à tirer vers le bas le marché parisien. L'optimisme a été de rigueur aujourd'hui. Signe de cet allant, le marché s'est accroché à une rumeur évoquant un intérêt de Gazprom pour le fabricant de tubes pour l'industrie pétrolière Vallourec. Et ce malgré le démenti du géant russe. Du coup, Vallourec finit en tête du CAC avec un bond de 4,82% à 191,26 euros.
Très belle progression également pour Lagardère. L'action gagne 4,65% à 60,31 euros. Les investisseurs ont salué les bons résultats semestriels du groupe de défense et de médias publiés hier soir après la clôture.
Arcelor-Mittal termine lui en hausse de 4,6% à 48,20 euros. Le groupe d'acier a lancé un programme de rachat d'actions qui pourrait concerner jusqu'à 1,9% du capital.
Au sein du SRD, Gemalto s'est envolé de 8,64% à 19,85 euros. Le marché a très bien accueilli les résultats semestriels du groupe, qui étaient pourtant en baisse.
Encore une journée de records aujourd'hui sur les changes et le pétrole. L'euro a atteint un nouveau seuil historique à 1,3927 dollar, après avoir franchi hier pour la première fois de son histoire la barre de 1,39 dollar.
Du côté des cours du pétrole, nouveau record pour le baril WTI à l'ouverture du marché new-yorkais. Le baril est monté jusqu'à 80,20 dollars. Actuellement, il s'échange à 79,45 dollars. A Londres, le baril de Brent est à 77,38 dollars.
samedi 8 septembre 2007
Un fond actions qui parie sur le Moyen-Orient et l'Afrique
Fidelity vient de lancer un fonds actions sur une zone géographique peu couverte par les gérants : l'Europe émergente, le Moyen-Orient et l'Afrique (EEMOA).
Si les gérants portent de plus en plus leur choix sur des pays en développement, c'est que seuls ces pays sont susceptible d'offrir des performances élevées en raison de leur croissance beaucoup plus forte que celle des pays développés. Qu'on ne s'y trompe pas, c'est la croissance d'une zone géographique qui fait l'essentiel de la performance de ses entreprises et de ses marchés financiers. En lançant un nouveau fonds investi dans une zone prometteuse Fidelity espère servir à ses investisseurs des performances annuelles à deux chiffres.
Bon à savoir
La région EEMOA regroupe entre autres la République Tchèque, l'Égypte, la Hongrie, Israël, la Jordanie, le Maroc, la Pologne, la Russie, l'Afrique du Sud et la Turquie.
Une zone jusqu'à présent délaissée :
Jusqu'à présent il existe certains fonds monopays et quelques fonds couvrant partiellement une partie de cette immense zone, mais aucune société de gestion n'offre des fonds susceptibles d'investir dans les entreprises des 80 pays que compte cette région. Les pays de cette zone sont riches en ressources naturelles, détenant à eux seuls plus de 80 % des réserves mondiales de pétrole connues, 97 % des réserves mondiales de platine, 95 % des réserves de chrome et de nombreuses autres ressources, parmi lesquelles, du minerai de fer, du nickel, du cuivre et de l'or.
Un fonds potentiellement rémunérateur, mais risqué :
Fidelity Funds - Emerging Europe, Middle East and Africa Fun est un compartiment de la Sicav de droit luxembourgeois " Fidelity Funds " bénéficiant pour sa commercialisation en France des autorisations délivrées par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF).
Il s'agit d'un fonds dans la catégorie " Actions marchés émergents mondiaux ". C'est-à dire que sa performance peut être élevée. A titre indicatif, sur un an la moyenne des fonds classés dans cette catégorie a donné une performance de 32,4%, sur trois ans elle a fait une performance cumulée de 123,2%, sur cinq ans, les gains moyens cumulés ont été de 179,1% selon les calculs de la base de données Morningstar. En contrepartie, cette catégorie de fonds comporte un risque important.
Les droits d'entrée sont de: 5,25 % maximum, les frais de gestion annuels sont peu élevés pour un fonds de cette nature : 1,5%.
"Les opportunités d'investissement les plus prometteuses" :
" Au-delà des seules matières premières, la rapide urbanisation et la croissance soutenue et prolongée du produit intérieur brut se traduisent par une augmentation de la consommation. Je pense que tous ces facteurs sont sources de nombreuses opportunités pour les investisseurs et qu'ils sont idéalement positionnés afin de profiter des tendances mondiales à long terme explique Nick Price, gérant de portefeuille et responsable du nouveau fonds. Avec un univers d'investissement de 1.500 milliards de dollars, la région renferme les opportunités d'investissement les plus prometteuses. Grâce à une faible corrélation avec les Etats-Unis, l'Europe et le Royaume-Uni, ainsi qu'à une faible corrélation entre les différents marchés de la région, elle offre tous les avantages de la diversification et laisse entrevoir un potentiel de performance élevée ".
Si les gérants portent de plus en plus leur choix sur des pays en développement, c'est que seuls ces pays sont susceptible d'offrir des performances élevées en raison de leur croissance beaucoup plus forte que celle des pays développés. Qu'on ne s'y trompe pas, c'est la croissance d'une zone géographique qui fait l'essentiel de la performance de ses entreprises et de ses marchés financiers. En lançant un nouveau fonds investi dans une zone prometteuse Fidelity espère servir à ses investisseurs des performances annuelles à deux chiffres.
Bon à savoir
La région EEMOA regroupe entre autres la République Tchèque, l'Égypte, la Hongrie, Israël, la Jordanie, le Maroc, la Pologne, la Russie, l'Afrique du Sud et la Turquie.
Une zone jusqu'à présent délaissée :
Jusqu'à présent il existe certains fonds monopays et quelques fonds couvrant partiellement une partie de cette immense zone, mais aucune société de gestion n'offre des fonds susceptibles d'investir dans les entreprises des 80 pays que compte cette région. Les pays de cette zone sont riches en ressources naturelles, détenant à eux seuls plus de 80 % des réserves mondiales de pétrole connues, 97 % des réserves mondiales de platine, 95 % des réserves de chrome et de nombreuses autres ressources, parmi lesquelles, du minerai de fer, du nickel, du cuivre et de l'or.
Un fonds potentiellement rémunérateur, mais risqué :
Fidelity Funds - Emerging Europe, Middle East and Africa Fun est un compartiment de la Sicav de droit luxembourgeois " Fidelity Funds " bénéficiant pour sa commercialisation en France des autorisations délivrées par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF).
Il s'agit d'un fonds dans la catégorie " Actions marchés émergents mondiaux ". C'est-à dire que sa performance peut être élevée. A titre indicatif, sur un an la moyenne des fonds classés dans cette catégorie a donné une performance de 32,4%, sur trois ans elle a fait une performance cumulée de 123,2%, sur cinq ans, les gains moyens cumulés ont été de 179,1% selon les calculs de la base de données Morningstar. En contrepartie, cette catégorie de fonds comporte un risque important.
Les droits d'entrée sont de: 5,25 % maximum, les frais de gestion annuels sont peu élevés pour un fonds de cette nature : 1,5%.
"Les opportunités d'investissement les plus prometteuses" :
" Au-delà des seules matières premières, la rapide urbanisation et la croissance soutenue et prolongée du produit intérieur brut se traduisent par une augmentation de la consommation. Je pense que tous ces facteurs sont sources de nombreuses opportunités pour les investisseurs et qu'ils sont idéalement positionnés afin de profiter des tendances mondiales à long terme explique Nick Price, gérant de portefeuille et responsable du nouveau fonds. Avec un univers d'investissement de 1.500 milliards de dollars, la région renferme les opportunités d'investissement les plus prometteuses. Grâce à une faible corrélation avec les Etats-Unis, l'Europe et le Royaume-Uni, ainsi qu'à une faible corrélation entre les différents marchés de la région, elle offre tous les avantages de la diversification et laisse entrevoir un potentiel de performance élevée ".
samedi 1 septembre 2007
Epargne: le livret A
Epargne : le taux du livret A passe à 3 % le 1er août
Son plus haut niveau depuis quatre ans.
Son plus haut niveau depuis quatre ans. Le taux du Livret A, détenu par 46 millions de Français, passera le 1er août de 2,75 % à 3 %. Cette hausse, annoncée à la mi-juillet par le ministère de l'Economie et des Finances, a été confirmée dans un avis paru samedi au " Journal officiel ". Depuis 1986, le taux du Livret A aura connu 6 baisses et 4 hausses (juillet 2000, février et août 2006, août 2007).
Les autres produits d'épargne réglementée vont connaître une progression du même ordre. Le livret de développement durable (ex-Codevi) et le Livret bleu seront également rémunérés à 3 %. Le taux du livret d'épargne populaire (LEP) passera de 3,75 % à 4 %. Le compte d'épargne logement (CEL), hors prime d'Etat, sera rétribué à hauteur de 2 % et le Livret d'épargne entreprise à 2,25 %. Seule la rémunération du plan d'épargne logement (PEL) restera inchangée à 2,50 %, hors prime d'Etat.
Désormais actualisée sur un rythme semestriel, au 1er février et au 1er août, la rémunération de l'épargne réglementée est fixée depuis 2003 selon une formule de calcul automatique : la rémunération du Livret A résulte désormais d'une moyenne entre l'inflation hors tabac (1,2 % sur un an selon l'Insee, en juin) et les taux d'intérêt à court terme (4,14 % pour l'Euribor 3 mois), qui est ensuite majorée de 0,25 point. Ce calcul fait ressortir un taux de 2,92 %, arrondi à 3 %, qui s'appliquera jusqu'au 1er février 2008.
Bras de fer
Cette hausse du taux intervient dans un contexte de bras de fer entre la France et la Commission européenne, qui souhaite mettre fin aux exclusivités dont disposent La Banque Postale et les Caisses d'Epargne pour la distribution du Livret A, et le Crédit Mutuel pour celle du Livret bleu. La France a déposé le 23 juillet un recours devant la Cour de justice européenne pour contester cette requête de Bruxelles. Parallèlement, elle envisage de moderniser la collecte du Livret A. Une mission a été confiée en ce sens à Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France. Ses conclusions sont attendues pour la mi-décembre, sachant que Bruxelles a donné jusqu'au 11 février 2008 à la France pour faire évoluer son dispositif.
Son plus haut niveau depuis quatre ans.
Son plus haut niveau depuis quatre ans. Le taux du Livret A, détenu par 46 millions de Français, passera le 1er août de 2,75 % à 3 %. Cette hausse, annoncée à la mi-juillet par le ministère de l'Economie et des Finances, a été confirmée dans un avis paru samedi au " Journal officiel ". Depuis 1986, le taux du Livret A aura connu 6 baisses et 4 hausses (juillet 2000, février et août 2006, août 2007).
Les autres produits d'épargne réglementée vont connaître une progression du même ordre. Le livret de développement durable (ex-Codevi) et le Livret bleu seront également rémunérés à 3 %. Le taux du livret d'épargne populaire (LEP) passera de 3,75 % à 4 %. Le compte d'épargne logement (CEL), hors prime d'Etat, sera rétribué à hauteur de 2 % et le Livret d'épargne entreprise à 2,25 %. Seule la rémunération du plan d'épargne logement (PEL) restera inchangée à 2,50 %, hors prime d'Etat.
Désormais actualisée sur un rythme semestriel, au 1er février et au 1er août, la rémunération de l'épargne réglementée est fixée depuis 2003 selon une formule de calcul automatique : la rémunération du Livret A résulte désormais d'une moyenne entre l'inflation hors tabac (1,2 % sur un an selon l'Insee, en juin) et les taux d'intérêt à court terme (4,14 % pour l'Euribor 3 mois), qui est ensuite majorée de 0,25 point. Ce calcul fait ressortir un taux de 2,92 %, arrondi à 3 %, qui s'appliquera jusqu'au 1er février 2008.
Bras de fer
Cette hausse du taux intervient dans un contexte de bras de fer entre la France et la Commission européenne, qui souhaite mettre fin aux exclusivités dont disposent La Banque Postale et les Caisses d'Epargne pour la distribution du Livret A, et le Crédit Mutuel pour celle du Livret bleu. La France a déposé le 23 juillet un recours devant la Cour de justice européenne pour contester cette requête de Bruxelles. Parallèlement, elle envisage de moderniser la collecte du Livret A. Une mission a été confiée en ce sens à Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France. Ses conclusions sont attendues pour la mi-décembre, sachant que Bruxelles a donné jusqu'au 11 février 2008 à la France pour faire évoluer son dispositif.
lundi 27 août 2007
pret sans revenu !!
Comment obtenir un crédit sans avoir de revenus ?
Un crédit hypothécaire permet d'emprunter sans avoir de revenus, du moment qu'un capital immobilier peut être apporté en garantie. Seule obligation : investir la moitié du prêt accordé dans un contrat d'assurance vie
Que ce soit pour bénéficier de trésorerie, permettre une diversification du patrimoine, le règlement de droits de successions ou la réalisation de vos futurs projets et pourquoi pas de vos rêves, il est possible d'obtenir un crédit utilisable avec une liberté totale, sans obligation de revenus, sans visite médicale et sans aucune limite d'âge !
Vous rêvez d'une résidence secondaire ? Besoin de trésorerie pour payer l'impôt de solidarité sur la fortune ? Ou vous souhaitez simplement diversifier vos investissements ?
Un crédit hypothécaire est peut-être la solution. Il s'agit d'un prêt garanti par votre résidence principale ou secondaire.
Le "crédit hypothécaire sur immobilier résidentiel" proposé par le cabinet Anthony & Cie (www.antco.com) commence par une estimation du bien immobilier. La banque proposera alors un crédit jusqu'à 100% de la valeur estimée du bien immobilier, sachant qu'au minimum 50% de cette valeur sera réinvesti sous forme d'assurance vie administrée par la banque et mise en nantissement.
La durée du crédit sur le bien immobilier est établie de manière personnalisée en fonction de chaque client.
La banque facture des frais de dossier de 1% de la valeur totale du crédit et des droits d'entrée à définir en fonction du montant investi en assurance vie. Les frais d'expertise sont pris en charge par le client.
En général, la banque retient les biens immobiliers d'une valeur minimale de 500.000 euros par client.
A compter de la présentation du dossier complet, il faut compter un délai de 8 semaines pour la mise à disposition des fonds.
Cette offre n'a, bien entendu, rien à voir avec les "subprimes" qui eux sont accordés dans des conditions risquées à des emprunteurs parfois peu solvables.
De plus, la double garantie (hypothèque sur le bien immobilier + assurance vie nantie et représentant la moitié de la somme prêtée) enlève tout aléa à cette opération.
Un crédit hypothécaire permet d'emprunter sans avoir de revenus, du moment qu'un capital immobilier peut être apporté en garantie. Seule obligation : investir la moitié du prêt accordé dans un contrat d'assurance vie
Que ce soit pour bénéficier de trésorerie, permettre une diversification du patrimoine, le règlement de droits de successions ou la réalisation de vos futurs projets et pourquoi pas de vos rêves, il est possible d'obtenir un crédit utilisable avec une liberté totale, sans obligation de revenus, sans visite médicale et sans aucune limite d'âge !
Vous rêvez d'une résidence secondaire ? Besoin de trésorerie pour payer l'impôt de solidarité sur la fortune ? Ou vous souhaitez simplement diversifier vos investissements ?
Un crédit hypothécaire est peut-être la solution. Il s'agit d'un prêt garanti par votre résidence principale ou secondaire.
Le "crédit hypothécaire sur immobilier résidentiel" proposé par le cabinet Anthony & Cie (www.antco.com) commence par une estimation du bien immobilier. La banque proposera alors un crédit jusqu'à 100% de la valeur estimée du bien immobilier, sachant qu'au minimum 50% de cette valeur sera réinvesti sous forme d'assurance vie administrée par la banque et mise en nantissement.
La durée du crédit sur le bien immobilier est établie de manière personnalisée en fonction de chaque client.
La banque facture des frais de dossier de 1% de la valeur totale du crédit et des droits d'entrée à définir en fonction du montant investi en assurance vie. Les frais d'expertise sont pris en charge par le client.
En général, la banque retient les biens immobiliers d'une valeur minimale de 500.000 euros par client.
A compter de la présentation du dossier complet, il faut compter un délai de 8 semaines pour la mise à disposition des fonds.
Cette offre n'a, bien entendu, rien à voir avec les "subprimes" qui eux sont accordés dans des conditions risquées à des emprunteurs parfois peu solvables.
De plus, la double garantie (hypothèque sur le bien immobilier + assurance vie nantie et représentant la moitié de la somme prêtée) enlève tout aléa à cette opération.
dimanche 19 août 2007
Prêt immobilier
Le prêt immobilier moyen, d'un montant de 143.700 euros, selon Crédit Logement, permet de financer l'acquisition d'un bien d'une valeur de 189.500 euros. Ce prêt a une durée de 221 mois (18,5 ans) et est accordé à un taux nominal de 4,08%.
L'analyse des prêts immobiliers par l'Observatoire du financement des marchés résidentiels (CSA et Crédit Logement) fournit une véritable photographie des prêts immobiliers au second trimestre 2007 : le prêt moyen est de 143.700 euros. Il permet de financer un achat immobilier de 189.500 euros. Ce prêt est dans plus de 90% des cas à taux fixe et le taux nominal (hors assurance et hors frais) est accordé au taux de 4,08%. Le taux moyen d'apport personnel de l'emprunteur est de 28,2% du prix du bien financé et les revenus moyens annuels de l'emprunteur sont de 56.600 euros. Il s'agit jusqu'à présent des prêts concernant tous les types de biens confondus et toutes les catégories d'achats mélangées.
Poursuite de la hausse des taux en vue.
Le taux des prêts immobiliers est en hausse : 4,08% au second trimestre 2007, soit 0,11% de plus qu'au trimestre précédent. Au plus bas, en 2005, le taux était à 3,36%. Les prêts sont aussi d'une durée légèrement plus longue : 221 mois au second trimestre 2007 contre 220,4 mois au trimestre précédent.
Selon les observations du Crédit Logement, les taux devraient continuer à augmenter légèrement. D'une part, les taux des prêts immobiliers s'inscrivent dans un contexte général de hausse des taux et des matières premières, d'autre part, les banques sont aujourd'hui moins prêtes à se livrer une concurrence pour gagner un client emprunteur. Les banquiers ont, en effet, observé que nombre d'emprunteurs qui changeaient d'établissement pour obtenir un prêt immobilier dans de meilleures conditions conservaient leur ancienne banque ou retournaient chez elle en cours de prêt.
L'analyse des prêts immobiliers par l'Observatoire du financement des marchés résidentiels (CSA et Crédit Logement) fournit une véritable photographie des prêts immobiliers au second trimestre 2007 : le prêt moyen est de 143.700 euros. Il permet de financer un achat immobilier de 189.500 euros. Ce prêt est dans plus de 90% des cas à taux fixe et le taux nominal (hors assurance et hors frais) est accordé au taux de 4,08%. Le taux moyen d'apport personnel de l'emprunteur est de 28,2% du prix du bien financé et les revenus moyens annuels de l'emprunteur sont de 56.600 euros. Il s'agit jusqu'à présent des prêts concernant tous les types de biens confondus et toutes les catégories d'achats mélangées.
Poursuite de la hausse des taux en vue.
Le taux des prêts immobiliers est en hausse : 4,08% au second trimestre 2007, soit 0,11% de plus qu'au trimestre précédent. Au plus bas, en 2005, le taux était à 3,36%. Les prêts sont aussi d'une durée légèrement plus longue : 221 mois au second trimestre 2007 contre 220,4 mois au trimestre précédent.
Selon les observations du Crédit Logement, les taux devraient continuer à augmenter légèrement. D'une part, les taux des prêts immobiliers s'inscrivent dans un contexte général de hausse des taux et des matières premières, d'autre part, les banques sont aujourd'hui moins prêtes à se livrer une concurrence pour gagner un client emprunteur. Les banquiers ont, en effet, observé que nombre d'emprunteurs qui changeaient d'établissement pour obtenir un prêt immobilier dans de meilleures conditions conservaient leur ancienne banque ou retournaient chez elle en cours de prêt.
samedi 11 août 2007
Ligue 1
Reprise de la Ligue 1 de football : derrière le sport, d'énormes enjeux financiers
C'est la reprise en Ligue 1. Le championnat de France de Football démarre ce week-end. Une saison importante, après un précédent exercice bien modeste en terme de qualité et de spectacle, alors que l'appel d'offre pour les droits de retransmissions débutera le 1er novembre prochain.
La Ligue 1 reste le spectacle préféré des Français. Selon une enquête de l'institut TNS Sport, 37% des sondés se disent "beaucoup ou assez intéressés" par cette compétition, soit autant que pour la Coupe du monde
Six fois champion de France consécutivement, l'Olympique Lyonnais entame ce week-end la défense de son titre dans une Ligue 1 toujours décriée pour sa qualité, son spectacle et son inlassable fuite des talents vers les grands championnats étrangers (Espagne, Italie, Angleterre et Allemagne). La saison dernière n'a pas échappé à cet habituel flot de critiques.
Tout d'abord parce que, derrière l'écrasante domination lyonnaise, aucune autre équipe n'a su se montrer à la hauteur. Marseille, deuxième au final, a par exemple alterné le très bon et le catastrophique. Quant aux Lensois, dauphins des Lyonnais après 27 journées, ils n'ont gagné qu'une seule rencontre lors des douze derniers matchs de la saison. Ensuite, parce que le spectacle a souvent fui les pelouses françaises, le fond étant touché lors de la 32ème journée avec 8 buts inscrits en dix rencontres, dont six se sont terminées sur un score vierge, deux tristes records.
Le spectacle préféré des Français
Enfin parce que l'intersaison a encore été marquée par le départ vers l'étranger de quelques gros noms du championnat de France, les internationaux français Franck Ribéry, Florent Malouda et Eric Abidal en tête. Plus d'une vingtaine de joueurs importants ont ainsi quitté l'Hexagone, cédant aux sirènes financières et sportives des grands championnats étrangers. Des départs loin d'être compensés par les seules arrivées du champion du monde italien Fabio Grosso et de l'expérimenté hollandais Bondewijn Zenden.
Et pourtant ! La Ligue 1 reste le spectacle préféré des Français, fait-on valoir à la Ligue de football professionnel (LFP). Selon une enquête de l'institut TNS Sport, publiée en juin dernier, 37% des sondés se disent "beaucoup ou assez intéressés" par cette compétition, soit autant que pour la Coupe du monde et plus que pour le Ligue des Champions. A titre de comparaison, le Top 14 de rugby n'intéresse que 19,6% des Français et reste derrière la Ligue 2 de football. Un argument de poids alors que l'appel d'offre pour les droits de retransmissions du championnat débutera le 1er novembre pour s'achever le 1er janvier prochain.
Et la guerre fait déjà rage. Pour la LFP, pas question d'accepter une offre inférieure aux 600 millions d'euros annuels dépensés par le groupe Canal. "Partout en Europe, les droit augmentent et nous n'avons aucune raison d'accepter l'idée même d'une récession" a ainsi déclaré Frédéric Thiriez, président la ligue, dont l'objectif serait d'atteindre les 750 millions d'euros. "Nous ne nous laissons pas impressionner par le discours récurrent sur la baisse programmée des droits. (...) Ce discours on nous l'a servi avant chaque appel d'offres. C'était le cas en 2002, où l'on nous annonçait une baisse de 30%, c'était le cas en 2004 et à chaque fois le football a fait la preuve de sa force".
Canal + seul prétendant aux droits de la Ligue 1 ?
Côté Canal +, on espère tirer profit de la fusion avec TPS, pour revoir à la baisse le coût du championnat de France. "Le produit Ligue 1 est important pour Canal +", reconnaît Alexandre Bompard, directeur des sports du groupe. "La question qui fixe son prix intrinsèque c'est: a-t-il progressé depuis trois ans ? Pour répondre, il existe des critères objectifs: les clubs français sont-ils régulièrement qualifiés pour les demi-finales ou la finale des coupes européennes ? Les meilleurs joueurs évoluent-ils chez nous ? L'affluence moyenne en France est-elle importante ? La France progresse-t-elle à l'indice UEFA ?"
Si la chaîne cryptée se garde bien de trop dévaloriser la Ligue 1, qu'elle doit ensuite vendre et promouvoir auprès de ses abonnés, elle sait en revanche que la structure actuelle du marché des potentiels diffuseurs la place en position de force. Personne ne semble en effet en mesure de pouvoir ou de vouloir s'aligner sur l'offre du groupe Canal.
Un temps pressenti, Orange, déjà parrain de la Ligue 1, a finalement décidé de ne pas surenchérir. "Orange aura un million d'abonnés à la télévision ADSL fin 2007. La grande majorité consomme des chaînes sans payer de supplément et seuls 10% d'entre eux seraient prêts à souscrire à une offre payante pour le football", explique Patricia Langrand, directrice des contenus d'Orange. "Pour moi, seul Canal + a les moyens de s'offrir la Ligue 1".
Un constat d'autant plus d'actualité que la Ligue de football professionnel a perdu la semaine dernière une bataille importante devant le Conseil de la concurrence. La LFP espérait pouvoir allonger à cinq ans, contre trois actuellement, la durée des droits de retransmission du championnat de France. Objectif annoncé: inciter les diffuseurs n'ayant pas encore un parc d'abonnés suffisants à enchérir en leur offrant une période plus longue pour rentabliser cet investissement.
De l'aveu même du Conseil, "seul Canal +, avec une base de 10 millions d'abonnés, peut amortir" ces frais. Il a cependant décidé de laisser les choses en état, devant le peu d'intérêt affiché à la fois par France Télécom et par Free, estimant "qu'une durée de trois ans et satisfaisante et ne ferme pas le marché sur une trop longue période tout en laissant à l'acheteur suffisamment de temps pour amortir son investissement".
France 2 se paie son "Téléfoot"
Chaque dimanche, "France 2 Foot" aura l'exclusivité des résumés des matchs de ligue 1 de la veille pour 24,5 millions d'euros.
"L'idée selon laquelle les droits vont baisser est une ineptie. Regardez ce qui vient d'arriver à TF1 qui a tenu le même raisonnement: elle a perdu 'Téléfoot' au profit de France 2", prévient pour sa part Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique lyonnais. "Il n'y a de nouveaux entrants qui sont prêts à s'accaparer des lots au détriment de Canal. A ma connaissance, la Ligue pourrait d'ailleurs mettre sur le marché 7 ou 8 lots et ne se contenterait plus que de 3 lots", poursuit-il, dans un entretien accordé à Paris Match, avant de conclure: "Si j'étais dirigeants de Canal, je me battrais pour arracher, une nouvelle fois, l'exclusivité, car le foot permet d'augmenter le nombre d'abonnés".
Longtemps concentrée dans les mains de deux acteurs (TF1 et Canal +), la diffusion des matchs de football s'étend à de nouveaux acteurs. L'an passé, M6 a frappé un grand coup en diffusant 31 des 64 rencontres de la Coupe du Monde alors que sa filiale W9 a retransmis cette saison plusieurs rencontres de la coupe UEFA ainsi que la Copa America. Direct 8 diffusera cette année une cinquantaine de matchs internationaux. Même le service public s'y met: après la Coupe de la Ligue puis la Coupe de France, France Télévisions a en effet acquis fin mars les droits sur le magazine du dimanche , que possédaient TF1 depuis 30 ans.
Chaque dimanche, "France 2 Foot" aura ainsi l'exclusivité des résumés des matchs de ligue 1 de la veille pour 24,5 millions d'euros. Pour l'occasion, la chaîne a débauché Denis Balbir, l'un des commentateurs vedettes de Canal +, et table sur une part d'audience de 25%. "Nous avons fait le choix de laisser de côté l'Euro et la Coupe du Monde pour se concentrer sur le football français de club", explique Daniel Bilalian, directeur des sports du groupe. "Nous possédons aujourd'hui dans notre catalogue l'ensemble des compétitions françaises".
France Télévision consacre au football environ un tiers de son budget consacré aux droits sportifs. "Il s'agit d'un calcul stratégique", justifie-t-il. "Le football est le sport le plus populaire en France et a donc vocation à être diffusé sur le service public. C'est aussi un exceptionnel produit d'appel qui assure la pérennité des autres sports". L'investissement de 24 millions d'euros est certes important, "exorbitant" même selon Charles Villeneuve, patron des sports de TF1, mais "en terme de droits sportifs on ne rentre jamais dans ses frais", estime Daniel Bilalian. "C'est en revanche nécessaire pour assurer le standing de la chaîne et pour renforcer son attractivité auprès des annonceurs".
C'est la reprise en Ligue 1. Le championnat de France de Football démarre ce week-end. Une saison importante, après un précédent exercice bien modeste en terme de qualité et de spectacle, alors que l'appel d'offre pour les droits de retransmissions débutera le 1er novembre prochain.
La Ligue 1 reste le spectacle préféré des Français. Selon une enquête de l'institut TNS Sport, 37% des sondés se disent "beaucoup ou assez intéressés" par cette compétition, soit autant que pour la Coupe du monde
Six fois champion de France consécutivement, l'Olympique Lyonnais entame ce week-end la défense de son titre dans une Ligue 1 toujours décriée pour sa qualité, son spectacle et son inlassable fuite des talents vers les grands championnats étrangers (Espagne, Italie, Angleterre et Allemagne). La saison dernière n'a pas échappé à cet habituel flot de critiques.
Tout d'abord parce que, derrière l'écrasante domination lyonnaise, aucune autre équipe n'a su se montrer à la hauteur. Marseille, deuxième au final, a par exemple alterné le très bon et le catastrophique. Quant aux Lensois, dauphins des Lyonnais après 27 journées, ils n'ont gagné qu'une seule rencontre lors des douze derniers matchs de la saison. Ensuite, parce que le spectacle a souvent fui les pelouses françaises, le fond étant touché lors de la 32ème journée avec 8 buts inscrits en dix rencontres, dont six se sont terminées sur un score vierge, deux tristes records.
Le spectacle préféré des Français
Enfin parce que l'intersaison a encore été marquée par le départ vers l'étranger de quelques gros noms du championnat de France, les internationaux français Franck Ribéry, Florent Malouda et Eric Abidal en tête. Plus d'une vingtaine de joueurs importants ont ainsi quitté l'Hexagone, cédant aux sirènes financières et sportives des grands championnats étrangers. Des départs loin d'être compensés par les seules arrivées du champion du monde italien Fabio Grosso et de l'expérimenté hollandais Bondewijn Zenden.
Et pourtant ! La Ligue 1 reste le spectacle préféré des Français, fait-on valoir à la Ligue de football professionnel (LFP). Selon une enquête de l'institut TNS Sport, publiée en juin dernier, 37% des sondés se disent "beaucoup ou assez intéressés" par cette compétition, soit autant que pour la Coupe du monde et plus que pour le Ligue des Champions. A titre de comparaison, le Top 14 de rugby n'intéresse que 19,6% des Français et reste derrière la Ligue 2 de football. Un argument de poids alors que l'appel d'offre pour les droits de retransmissions du championnat débutera le 1er novembre pour s'achever le 1er janvier prochain.
Et la guerre fait déjà rage. Pour la LFP, pas question d'accepter une offre inférieure aux 600 millions d'euros annuels dépensés par le groupe Canal. "Partout en Europe, les droit augmentent et nous n'avons aucune raison d'accepter l'idée même d'une récession" a ainsi déclaré Frédéric Thiriez, président la ligue, dont l'objectif serait d'atteindre les 750 millions d'euros. "Nous ne nous laissons pas impressionner par le discours récurrent sur la baisse programmée des droits. (...) Ce discours on nous l'a servi avant chaque appel d'offres. C'était le cas en 2002, où l'on nous annonçait une baisse de 30%, c'était le cas en 2004 et à chaque fois le football a fait la preuve de sa force".
Canal + seul prétendant aux droits de la Ligue 1 ?
Côté Canal +, on espère tirer profit de la fusion avec TPS, pour revoir à la baisse le coût du championnat de France. "Le produit Ligue 1 est important pour Canal +", reconnaît Alexandre Bompard, directeur des sports du groupe. "La question qui fixe son prix intrinsèque c'est: a-t-il progressé depuis trois ans ? Pour répondre, il existe des critères objectifs: les clubs français sont-ils régulièrement qualifiés pour les demi-finales ou la finale des coupes européennes ? Les meilleurs joueurs évoluent-ils chez nous ? L'affluence moyenne en France est-elle importante ? La France progresse-t-elle à l'indice UEFA ?"
Si la chaîne cryptée se garde bien de trop dévaloriser la Ligue 1, qu'elle doit ensuite vendre et promouvoir auprès de ses abonnés, elle sait en revanche que la structure actuelle du marché des potentiels diffuseurs la place en position de force. Personne ne semble en effet en mesure de pouvoir ou de vouloir s'aligner sur l'offre du groupe Canal.
Un temps pressenti, Orange, déjà parrain de la Ligue 1, a finalement décidé de ne pas surenchérir. "Orange aura un million d'abonnés à la télévision ADSL fin 2007. La grande majorité consomme des chaînes sans payer de supplément et seuls 10% d'entre eux seraient prêts à souscrire à une offre payante pour le football", explique Patricia Langrand, directrice des contenus d'Orange. "Pour moi, seul Canal + a les moyens de s'offrir la Ligue 1".
Un constat d'autant plus d'actualité que la Ligue de football professionnel a perdu la semaine dernière une bataille importante devant le Conseil de la concurrence. La LFP espérait pouvoir allonger à cinq ans, contre trois actuellement, la durée des droits de retransmission du championnat de France. Objectif annoncé: inciter les diffuseurs n'ayant pas encore un parc d'abonnés suffisants à enchérir en leur offrant une période plus longue pour rentabliser cet investissement.
De l'aveu même du Conseil, "seul Canal +, avec une base de 10 millions d'abonnés, peut amortir" ces frais. Il a cependant décidé de laisser les choses en état, devant le peu d'intérêt affiché à la fois par France Télécom et par Free, estimant "qu'une durée de trois ans et satisfaisante et ne ferme pas le marché sur une trop longue période tout en laissant à l'acheteur suffisamment de temps pour amortir son investissement".
France 2 se paie son "Téléfoot"
Chaque dimanche, "France 2 Foot" aura l'exclusivité des résumés des matchs de ligue 1 de la veille pour 24,5 millions d'euros.
"L'idée selon laquelle les droits vont baisser est une ineptie. Regardez ce qui vient d'arriver à TF1 qui a tenu le même raisonnement: elle a perdu 'Téléfoot' au profit de France 2", prévient pour sa part Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique lyonnais. "Il n'y a de nouveaux entrants qui sont prêts à s'accaparer des lots au détriment de Canal. A ma connaissance, la Ligue pourrait d'ailleurs mettre sur le marché 7 ou 8 lots et ne se contenterait plus que de 3 lots", poursuit-il, dans un entretien accordé à Paris Match, avant de conclure: "Si j'étais dirigeants de Canal, je me battrais pour arracher, une nouvelle fois, l'exclusivité, car le foot permet d'augmenter le nombre d'abonnés".
Longtemps concentrée dans les mains de deux acteurs (TF1 et Canal +), la diffusion des matchs de football s'étend à de nouveaux acteurs. L'an passé, M6 a frappé un grand coup en diffusant 31 des 64 rencontres de la Coupe du Monde alors que sa filiale W9 a retransmis cette saison plusieurs rencontres de la coupe UEFA ainsi que la Copa America. Direct 8 diffusera cette année une cinquantaine de matchs internationaux. Même le service public s'y met: après la Coupe de la Ligue puis la Coupe de France, France Télévisions a en effet acquis fin mars les droits sur le magazine du dimanche , que possédaient TF1 depuis 30 ans.
Chaque dimanche, "France 2 Foot" aura ainsi l'exclusivité des résumés des matchs de ligue 1 de la veille pour 24,5 millions d'euros. Pour l'occasion, la chaîne a débauché Denis Balbir, l'un des commentateurs vedettes de Canal +, et table sur une part d'audience de 25%. "Nous avons fait le choix de laisser de côté l'Euro et la Coupe du Monde pour se concentrer sur le football français de club", explique Daniel Bilalian, directeur des sports du groupe. "Nous possédons aujourd'hui dans notre catalogue l'ensemble des compétitions françaises".
France Télévision consacre au football environ un tiers de son budget consacré aux droits sportifs. "Il s'agit d'un calcul stratégique", justifie-t-il. "Le football est le sport le plus populaire en France et a donc vocation à être diffusé sur le service public. C'est aussi un exceptionnel produit d'appel qui assure la pérennité des autres sports". L'investissement de 24 millions d'euros est certes important, "exorbitant" même selon Charles Villeneuve, patron des sports de TF1, mais "en terme de droits sportifs on ne rentre jamais dans ses frais", estime Daniel Bilalian. "C'est en revanche nécessaire pour assurer le standing de la chaîne et pour renforcer son attractivité auprès des annonceurs".
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